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Que faire à Tours (France) : audioguide gratuit

Tours, France

Que voir à Tours ? Les monuments et quartiers incontournables

Que voir à Tours ? Cette ville de la vallée de la Loire réunit un centre historique riche, des églises remarquables, des musées et des monuments installés au bord du fleuve. Pour visiter Tours, vous pouvez commencer par le Vieux Tours avant de rejoindre la cathédrale, les rives de la Loire et les vestiges de son histoire médiévale. Neywo propose un guide audio gratuit de Tours avec 93 lieux racontés.

Que voir à Tours lors d’une balade à pied ?

Le Vieux Tours et ses édifices médiévaux

Le Vieux Tours constitue le meilleur point de départ pour découvrir la ville. Autour des places Plumereau, du Grand Marché et de Châteauneuf, les rues pavées sont bordées de maisons à colombages restaurées, dont certaines datent du Moyen Âge. Le quartier associe ce patrimoine ancien à des restaurants, des bars et des boutiques.

Les façades en pierre claire et les toits recouverts de tuiles bleues ont contribué au surnom de Tours, la « Ville blanche et bleue ». En flânant dans les rues du centre ancien, vous découvrirez aussi plusieurs vestiges religieux moins connus.

La cathédrale Saint-Gatien

La cathédrale Saint-Gatien est l’un des monuments les plus importants de Tours. Dédiée à saint Gatien, premier évêque de la ville, elle a été construite entre 1170 et 1547. Son architecture rassemble des éléments romans, gothiques, rayonnants et Renaissance, témoins de plusieurs campagnes de construction.

Ses rosaces occidentale, septentrionale et méridionale comptent parmi les détails à observer. Les vitraux, réalisés dans le style des maîtres verriers de Tours, donnent aux scènes représentées une profondeur et une expressivité particulières. Les arcs-boutants et les flèches renforcent également la silhouette de l’édifice.

Le château de Tours

Installé près de la Loire et de la cathédrale, le château de Tours se trouve dans le plus ancien quartier de la ville. Le bâtiment actuel ne représente qu’une petite partie d’un ensemble médiéval beaucoup plus vaste. Construit au XIe siècle comme résidence des seigneurs de France, il fut agrandi aux XIIIe et XVe siècles, lorsqu’il devint une résidence royale.

Le château fut presque entièrement détruit au XVIIIe siècle. Deux tours ont subsisté, tandis qu’un bâtiment militaire fut construit autour d’elles après la Révolution française. Restauré au cours de la seconde moitié du XXe siècle, l’ensemble accueille aujourd’hui des activités culturelles et liées au patrimoine.

Le site est également associé à Jeanne d’Arc : le 13 mai 1429, elle y fut reçue par Charles VII, peu après avoir sauvé Orléans.

Le Musée des Beaux-Arts de Tours

À côté de la cathédrale, le Musée des Beaux-Arts occupe un ancien palais épiscopal. Depuis 1910, ses salles présentent une collection allant de l’Antiquité à l’art contemporain. Le musée conserve plus de douze mille œuvres, dont environ mille sont exposées à la fois.

La peinture y tient une place particulière, avec notamment deux tableaux d’Andrea Mantegna provenant de la prédelle du retable de San Zeno à Vérone, ainsi que des œuvres de Rubens, Rembrandt, Le Sueur et Philippe de Champaigne. Les collections abordent aussi la peinture française antérieure au XIXe siècle et plusieurs mouvements du XIXe siècle, dont le néoclassicisme, le romantisme, l’orientalisme, le réalisme et l’impressionnisme.

Avant votre visite, regardez le jardin à la française et son grand cèdre du Liban. Vous y trouverez également Fritz, un éléphant d’Asie naturalisé.

La basilique Saint-Martin

La basilique Saint-Martin s’élève au-dessus du tombeau de saint Martin de Tours, conservé dans sa crypte. Le lieu possède une histoire ancienne : une première basilique y fut consacrée en 471, avant que le site ne devienne une collégiale gouvernée par des chanoines. Alcuin, conseiller de Charlemagne, en fut notamment l’un des abbés entre 796 et 804.

La basilique médiévale fut détruite pendant la Révolution française. L’ancienne collégiale, abandonnée puis transformée en écurie, vit ses voûtes s’effondrer en 1797 avant sa démolition. Deux tours et une partie d’une galerie du cloître ont toutefois survécu.

L’édifice actuel, construit entre 1886 et 1924, a été conçu par l’architecte Victor Laloux dans un style néo-byzantin. Sa construction associe la pierre calcaire, le granit et le marbre.

La tour Charlemagne et Saint-Pierre-le-Puellier

Près de la basilique, la tour Charlemagne rappelle l’importance de l’ancien complexe religieux de Saint-Martin. Dans cette même partie du Vieux Tours, les vestiges de Saint-Pierre-le-Puellier offrent un aperçu plus discret de l’architecture médiévale.

L’église gothique fut construite vers 1170 sur un site dont les origines pourraient remonter au VIe siècle. Vendue comme bien national pendant la Révolution française, elle fut presque entièrement détruite. Il reste notamment les deux premières travées du bas-côté nord, une pièce dotée d’une voûte gothique et des ouvertures en plein cintre avec leurs décors sculptés.

L’Hôtel Goüin

L’Hôtel Goüin est l’un des rares exemples d’architecture Renaissance encore conservés dans le Vieux Tours. Cet hôtel particulier du XVe siècle fut transformé au XVIe siècle par René Gardette : une façade avec porche et loggia fut ajoutée, ainsi qu’une aile à gauche.

La demeure prit le nom de la famille Goüin, qui l’acquit en 1738 et modifia encore ses espaces. Gravement endommagé lors des bombardements de 1944, le bâtiment ne conserva alors que sa façade. Les restaurations menées dans les années 1950 se concentrèrent sur les pièces principales et l’entrée.

L’abbaye Saint-Julien

L’abbaye Saint-Julien est un ancien ensemble bénédictin dont l’histoire remonte au VIe siècle. L’église actuelle conserve principalement une architecture romane et gothique, la plus grande partie de son aspect datant du XIIIe siècle.

Son clocher, haut d’environ vingt-cinq mètres, appartiendrait à la reconstruction romane du XIe siècle. L’abbaye comprenait aussi un cloître, des caves destinées au stockage des récoltes et une bibliothèque. Après la destruction de la nef par un ouragan en 1224, l’église fut reconstruite entre 1243 et 1259.

Le Pont Wilson

Le Pont Wilson, appelé localement Pont de Pierre, est le plus vieux pont de Tours. Construit entre 1765 et 1778, il traverse la Loire sur 434 mètres et repose sur quinze arches. Il relie la place Choiseul, au pied de l’avenue de la Tranchée, à la place Anatole-France, devant la rue Nationale.

Classé monument historique, il a remplacé le Pont d’Eudes, un ouvrage du XIe siècle qui se trouvait plus à l’est. Sa longue succession d’arches offre un point de repère majeur sur les rives de la Loire.

La Bibliothèque de Tours

Près de la place Anatole-France, du pont Wilson et de la rue Nationale, la Bibliothèque de Tours occupe un bâtiment construit après la destruction de la bibliothèque précédente lors du bombardement allemand de 1940.

La reconstruction fut confiée à l’architecte Pierre Patout en 1950, avec Jean Dorian et Charles Dorian. La première pierre fut posée le 29 mai 1954 et la bibliothèque ouvrit en novembre 1957. Sa situation au bord de la Loire en fait un élément marquant de ce secteur de la ville.

Des églises et vestiges à découvrir

D’autres édifices complètent une visite du patrimoine tourangeau. L’ancienne église Saint-Denis, fondée en 1188 et reconstruite au XVe siècle, a cessé d’être un lieu de culte en 1782. L’église Saint-Jean-de-Beaumont, dépendante à l’origine de l’abbaye de Notre-Dame de Beaumont-lès-Tours, fut vendue comme bien national pendant la Révolution. Son clocher puis son chœur furent supprimés, et la structure restante fut intégrée à une habitation au XXe siècle.

L’église Saint-Grégoire des Minimes, près de la rue de la Préfecture et du lycée Descartes, conserve une façade baroque et des boiseries intérieures réalisées entre 1677 et 1679. Enfin, l’église Notre-Dame-la-Riche, dans la rue Georges-Courteline, possède une histoire remontant aux premiers siècles du christianisme à Tours. Elle fut en grande partie reconstruite au XVe siècle.

Pour élargir votre découverte de la région, vous pouvez aussi consulter notre guide du Centre-Val de Loire, puis poursuivre vers Orléans ou Blois.

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