Visiter Boukhara (Ouzbékistan) : balade et audioguide
Que voir à Boukhara : les incontournables de la vieille ville
Que voir à Boukhara ? Cette ville historique d’Ouzbékistan rassemble, dans son centre ancien, des mosquées, des madrasas, des forteresses et d’anciens lieux de commerce liés à la Route de la Soie. Pour comprendre son architecture et son histoire en marchant, Neywo propose un audioguide gratuit de Boukhara avec 36 lieux racontés.
Que voir à Boukhara ?
La vieille ville de Boukhara se découvre particulièrement bien à pied. Les monuments sont nombreux, mais plusieurs ensembles permettent de suivre une progression logique à travers l’histoire religieuse, politique et commerciale de la cité.
Le minaret Kalyan et le complexe Po-i-Kalyan
Le complexe Po-i-Kalyan constitue le cœur monumental de Boukhara. Il réunit le minaret Kalyan, la mosquée Kalan et la madrasa Mir-i-Arab autour de la grande place du Régistan. Ces édifices ont été construits entre le XIIe et le XVIe siècle.
Construit en 1127 sur ordre du souverain qarahanide Mohammad Arslan Khan, le minaret Kalyan s’élève à environ 47,5 mètres. Sa tour circulaire en briques cuites se rétrécit vers le sommet et présente des bandes décoratives aux motifs droits et diagonaux. Une frise émaillée bleue, ornée d’inscriptions, court près de la galerie supérieure. L’escalier en spirale de briques monte autour du pilier central.
La mosquée Kalan, dont le nom signifie « Grande Mosquée », est la principale mosquée du vendredi de Boukhara. La cour et ses alentours ont livré les vestiges de deux mosquées antérieures, révélant la longue histoire du site. La mosquée actuelle peut accueillir jusqu’à 12 000 fidèles.
La madrasa d’Ulugh Beg
Face à la madrasa d’Abdulaziz Khan, la madrasa d’Ulugh Beg forme un ensemble architectural appelé qoʻsh. Construite en 1417, elle est la plus ancienne madrasa conservée d’Asie centrale et la plus ancienne encore existante commandée par Ulugh Beg, souverain timouride et spécialiste de l’astronomie.
Son architecture a servi de modèle à d’autres madrasas de la région. L’édifice a été largement rénové en 1586 et abrite aujourd’hui le musée de l’Histoire de la restauration des monuments de Boukhara.
Les anciens lieux de commerce
Boukhara conserve plusieurs édifices associés à son passé marchand. Sous leurs voûtes, les anciens itinéraires commerciaux prennent une forme concrète : bijoux, textiles, artisanat et autres marchandises étaient regroupés dans des espaces spécialisés.
La madrasa de Gaukushan, construite en 1570, appartient à l’ensemble de Khoja Gaukushan. Celui-ci réunit une madrasa, la mosquée Khoja, un minaret, une cour et d’autres bâtiments historiques. La cour de la madrasa est entourée de cellules destinées aux étudiants, tandis que son portail occidental présente un décor vitré aux motifs végétaux et une inscription en écriture suls.
Plus loin, la mosquée Magok-i-Attari se trouve à plus de quatre mètres et demi sous le niveau actuel du sol. Considérée comme le plus ancien monument de Boukhara à avoir survécu, elle a été reconstruite au XIIe siècle selon le plan d’une mosquée plus ancienne. Ses décors sculptés sont remarquables et le bâtiment abrite aujourd’hui un musée du tapis.
L’Ark de Boukhara
L’Ark, ou Buxoro arki, domine la ville depuis une immense forteresse. Sa colline s’est formée par l’accumulation de couches de ruines au fil des siècles, ce qui en fait la partie la plus ancienne de Boukhara ainsi que son plus ancien monument architectural et archéologique.
La forteresse a été occupée pour la première fois vers le Ve siècle. Sa structure actuelle a commencé à prendre forme au XVIe siècle, sous la dynastie des Chaybanides, tandis que les bâtiments encore visibles ont été construits au cours des trois derniers siècles. L’Ark fut à la fois un bastion militaire, une ville habitée par les cours royales et le siège du gouvernement des émirs de Boukhara de 1785 à 1920. Ses espaces restaurés abritent aujourd’hui des musées.
La mosquée Bolo Haouz
En face de l’Ark, dans le quartier du Régistan, la mosquée Bolo Haouz forme un ensemble avec un minaret et un hauz, un bassin. Construite en 1712, elle a ensuite servi de mosquée du vendredi à l’époque où l’émir de Boukhara était soumis à la domination de la Russie bolchevique, dans les années 1920.
Son iwan d’entrée et sa salle de prière d’été sont soutenus par de fines colonnes en bois peint, ajoutées en 1917. Leurs surfaces sont décorées de mouqarnas colorées.
Les petites mosquées historiques
La mosquée de Baland, située dans le sud de Boukhara, est une mosquée de quartier qui existe depuis le début du XVIe siècle. Son organisation distingue une section d’hiver, installée dans un bâtiment cubique en brique, et une section d’été formée par un ayvan, une véranda ombragée. Les colonnes et le plafond de cet espace ont été décorés au XIXe siècle. À l’intérieur, le mihrab associe céramique émaillée et dorure.
La mosquée Namazgoh, ou Namozgoh, a été créée pour les prières collectives des fêtes de l’Eid. Elle fut construite dans le sud de Boukhara, derrière la porte de Namozgoh, sous le règne de la dynastie karakhanide. Sa construction est associée à Shams al-Mulk, qui gouverna Boukhara de 1068 à 1080.
La mosquée et la khanqah Hoja Zayniddin, dans le quartier du même nom, réunissent plusieurs fonctions : culte, apprentissage, mémoire et hébergement. Le bâtiment central sert à la fois de mosquée et de khanqah. Construit dans la première moitié du XVIe siècle pendant la période chaybanide, l’ensemble comprend aussi un bassin, un bâtiment scolaire, un tombeau et des cellules pour les visiteurs.
Chor Minor
Chor Minor signifie « quatre minarets » en persan. Le monument se trouve dans une ruelle au nord-est de l’ensemble Lyab-i Hauz et correspond au pavillon d’entrée de l’ancienne madrasa Khalif Niyaz-kul, construite en 1807.
Ses quatre tours d’angle sont couronnées de dômes couverts de carreaux bleus, dont les décors diffèrent les uns des autres. Le niveau inférieur servait de vestibule. La pièce supérieure, accessible par un escalier intérieur, abritait la bibliothèque de la madrasa, tandis que les trois autres tours étaient utilisées comme pièces de service.
La madrasa Divanbegi et l’ensemble Lyab-i Hauz
Dans la partie orientale de l’ensemble Lyab-i Hauz, la madrasa Nadir Devanbegi, ou madrasa Divanbegi, rappelle une transformation originale. Construite en 1622 et 1623 par Nadir Devanbegi, elle était à l’origine un caravansérail avant de devenir une madrasa.
Lyab-i Hauz rassemble ainsi plusieurs monuments qui témoignent de la vie religieuse, intellectuelle et commerciale de Boukhara. Le lieu permet de comprendre comment les bâtiments de la vieille ville ont changé de fonction au fil du temps.
Le palais Sitori-i-Mokhi Khosa
À l’extérieur du centre historique, Sitori-i-Mokhi Khosa était la résidence de campagne de l’émir de Boukhara, au cœur d’un vaste jardin palatial. Son nom est souvent traduit par « le Palais pareil aux étoiles et à la lune ».
Le complexe abrite aujourd’hui un musée d’art architectural et décoratif. Il s’étend sur 6,7 hectares et comprend l’ancien palais, trois cours pavées de briques, des jardins et de nombreuses pièces. Ses bâtiments associent les traditions architecturales locales à des influences européennes. Le palais et le jardin paysager ont été aménagés sous Abdulahad Khan, puis un nouveau palais a été ajouté sous Amir Olim Khan.
Que faire à Boukhara ?
Pour compléter la visite des monuments, prenez le temps d’observer les différences entre les briques du minaret Kalyan, les décors émaillés des madrasas et les boiseries peintes des mosquées. La ville se lit aussi à travers ses fonctions successives : lieu de prière, centre d’enseignement, résidence politique, espace d’accueil et carrefour commercial.
Boukhara appartient à un ensemble historique plus vaste en Ouzbékistan. Si votre itinéraire continue en Asie centrale, vous pouvez aussi découvrir Samarcande, Khiva ou Tachkent.
Visiter Boukhara avec l’audioguide Neywo
Neywo propose trois balades à pied à Boukhara, en complément de l’audioguide gratuit qui raconte 36 lieux. Les parcours couvrent les principaux monuments de la vieille ville :
- une balade de 1,62 km, d’environ 87 minutes et 11 étapes, consacrée à Po-i-Kalyan et aux anciens dômes marchands ;
- une balade de 2,85 km, d’environ 85 minutes et 7 étapes, entre le mausolée des Samanides et la forteresse de l’émir ;
- une balade de 3,03 km, d’environ 81 minutes et 7 étapes, autour de Lyab-i Hauz, Chor Minor et la porte orientale.
L’application raconte l’histoire de chaque lieu au moment où vous l’atteignez. Vous avancez à votre rythme, sans groupe et sans horaire imposé. Les narrations sont disponibles en 11 langues : téléchargez Neywo et explorez Boukhara comme une véritable visite audioguidée, à pied et en toute liberté.
Lieux avec audioguide à Boukhara
8 lieux à Boukhara avec un audioguide Neywo. Chacun commence à raconter son histoire dès que vous y arrivez.
Visites autoguidées à Boukhara
3 parcours à Boukhara, gratuits dans l’app Neywo. Chaque arrêt raconte son histoire quand vous y arrivez.
- À pied
Boukhara : Po-i-Kalan et les coupoles marchandes
Commencez sous le minaret Kalan, datant du XIIe siècle et réputé avoir été épargné par Gengis Khan, puis traversez la grande place de Po-i-Kalan. Promenez-vous ensuite dans les bazars couverts, où changeurs et chapeliers commerçaient autrefois dans toute l’Asie centrale, en passant devant des mosquées encaissées et deux madrasas jumelles qui se font face.
Médersa Mullo Tursunjon · Po i Kalon · Mosquée Kalon · Minaret Kalon · Médersa d'Oulougbeg · Médersa Abdoullaziz-Khan …
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Boukhara : du mausolée des Samanides à la forteresse de l’émir
Commencez au mausolée des Samanides, datant du Xe siècle, un cube de briques considéré comme un monument fondateur de l’architecture islamique en Asie centrale. Passez devant les madrasas jumelles de Kosh et la petite mosquée Baland, puis traversez le Régistan jusqu’à l’Ark, la forteresse où les émirs régnèrent jusqu’en 1920.
Mausolée des Samanides · Mosquée Baland · Médersa Abdullah Khan · Médersa Modarikhon · Mosquée Bolo Haouz · Citadelle d'Ark …
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Boukhara : Lyab-i Hauz, Chor Minor et la porte de l’Est
Suivez la lisière orientale de la vieille ville depuis une synagogue juive boukhariote toujours en activité et une porte de ville reconstituée jusqu’au bassin de Lyab-i Hauz. Terminez devant le pittoresque pavillon à quatre tours de Chor Minor et une église orthodoxe du XIXe siècle.
Synagogue Kanesoi Isoki Zambur · Darvoza-i Sallohhona · Khanqah Nadir Divan-Begui · Médersa Nadir Devonbegui · Madrasa Koukeldash · Tchor Minor …
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Marchez Boukhara avec Neywo
Neywo transforme Boukhara en audioguide autoguidé. Les histoires arrivent quand vous atteignez le lieu auquel elles appartiennent, et l'itinéraire se refait si vous vous en écartez.








